PNJ : les démons aux sept cornes

Un démon, ça va. Trois, bonjour les dégâts. Quatre, n’en parlons pas.


Parlons-en un peu quand même…

Nous avons donc ici quatre démons sur trois corps poilus, et partageant sept cornes.

Les voici :
Esgourdin possède deux cornes et de larges oreilles ;
Lamardin et Baloche partagent un même corps, la tête au sommet, normalement placée, est celle de Lamardin, tandis qu’au bas du ventre se trouve Baloche ; tous deux possèdent deux cornes ;
Denture ne possède qu’une corne mais deux canines basses très proéminentes, et aime à se promener avec un tison bien pointu et disposant de crochets.

Esgourdin à gauche ; Lamardin et Baloche au milieu ; Denture à droite.

Nul ne sait d’où viennent ces démons qui apparaissent et disparaissent toujours ensemble. Leur allure a des traits animaux puisqu’ils sont de poils recouverts (du brun au vert en passant par un sombre bleu), mais disposent aussi de bras et de jambes (avec leurs mains et leurs pieds) rappelant l’anatomie des oiseaux. Leurs visages sont ignobles et leurs bouches fort larges et garnies de méchantes dents.

Voici ce que l’on sait d’eux individuellement.

Esgourdin

L’espiègle, Esgourdin, aime à rester dans l’observation, dans quelque retrait qui lui permet de voir, et surtout entendre, tout ce qui se trame dans les environs.

Il n’intervient que lorsque ses comparses le lui demandent, ou bien s’il voit quelque tour à jouer. Peu de gens goûtent son humour, mais lui aime bien goûter les cadavres de ceux qui n’ont pas compris ses blagues à temps. Non pas qu’il se vexe devant un manque de rire, il n’a que faire des réactions des gens et n’agit que pour lui. C’est plutôt qu’il ne s’amuse qu’avec des attrape-nigauds du genre sadique. Si la victime d’une blague n’a pas souffert, c’est qu’il n’y avait pas de blague. Le coup du seau d’eau sur une porte n’est amusant que si on remplace l’eau par, au minimum un mélange de différentes urines, au mieux un puissant acide d’apothicaire ou de la bile de troll.

Lamardin et Baloche

Lamardin, dont la tête est placée à l’endroit habituel, possède des traits plutôt porcins, et des yeux qui vous regardent fixement, capables de subjuguer de terreur les cœurs les plus endurcis.
Il aime à se voir comme le chef du groupe. Ce n’est pas tout à fait faux. En tout cas on le suit volontiers (Baloche n’a pas le choix, même s’il est près des jambes il contrôle peu les membres du corps).
Si négociation il y a, c’est Lamardin qui s’en charge (parfois complété par Denture). Il est dur en affaires avec les mortels et exige souvent des parties du corps en échange de quelque service (ou en échange de la vie sauve).
Il est par contre tout à fait partageur avec ses comparses, même s’il y a parfois dispute dans le groupe à propos du fait que le corps partagé entre Lamardin et Baloche reçoit deux parts de butin. Logique pour Lamardin puisqu’il héberge deux démons, moins logique pour Esgourdin et Denture qui estiment que les besoins d’un corps contentent aussi bien une tête que douze.

Baloche voit sa tête postée entre les deux jambes de ce corps partagé, à l’endroit où se placeraient l’organe reproducteur d’un homme. Ses traits rappellent ceux du chat. Il murmure beaucoup mais on ne l’entends pas facilement. Quiconque porterait grande attention à ses dires comprendrait qu’il ne cesse de proférer d’infâmes paroles ordurières et perverses.
Même s’il a peu de contrôle sur le corps partager, il peut néanmoins parfois se laisser aller à quelque caprice et tenter de faire bouger les jambes vers l’endroit où il vient d’apercevoir un reste de poisson à dévorer. Dans ce genre de cas, le corps partagé chancelle, titube… allant parfois jusqu’à tomber. Un bon coup de poing de la part de Lamardin vers Baloche règle en général le souci.

Les tites têtes que l’on retrouve à certaines jointures du corps n’ont pas de personnalité propres. Il ne s’agit que de restes chaotico-embryonaires issus d’une création et d’une croissance aussi éloignées de la nature que ce qu’on peut imaginer.
Ces têtes peuvent toutefois avoir de petits mouvements réflexes : clignements d’yeux, froncements de sourcils, etc.

Denture

Ah ! Denture, cette démone (que d’aucuns appelleraient succube), cultive une certaine élégance, ou en tout ce qu’elle considère comme de l’élégance. Non pas qu’elle porte plus de vêtement que ses comparses. L’ensemble ne se promène qu’à poil, au sens premier du terme. C’est dans ses gestes et sa démarche, ainsi que dans sa façon de s’exprimer, qu’elle fait quelque effort de bien vivre et bien montrer.

Ses dents gênant son élocution, l’effet n’est pas parfait, mais elle sait tout à fait bien punir les moqueurs avec son tison ensorcelé. Les blessures, même minimes, causées par cet engin de torture, infligent des douleurs qui peuvent durer des semaines, des mois, voire des années… bien au-delà du temps de guérison de la plaie.

La corne unique de Denture, pointée vers l’avant, est très sensible aux pensées d’autrui, et l’aident à sentir les émotions de son entourage. Capter l’émerveillement et la peur lui procurent de délicieuses sensations !

Le trio !

Même si les disputes sont nombreuses, le groupe s’entend plutôt bien et ne voyage jamais de manière séparée. Ils ne restent sur les routes qu’en régions maléfiques, bien sûr. Le reste du temps, il parcourent les denses et sombres forêts, les souterrains ou les demeures de seigneurs du mal, etc.

Confrontés à des groupes d’aventurier, ces démons, s’ils ne sont pas en train de se disputer, pourraient se trouver affamés et proposer leur aide (pour effrayer ou tuer quelqu’un) en échange d’un animal entier ou d’un membre humain (cette dernière option est rarement acceptée).

S’ils sont d’humeur plus massacrantes, et devant un groupe faible, ils pourraient se montrer agressifs, et, s’ils parviennent à capturer au moins un adversaire, proposer une libération en échange d’un membre. Parfois, une main ou un pied peut suffire ! (on peut toujours négocier)

Notes pour Warhammer

Qu’ils soient démons de Slaanesh, de Tzeentch, ou même de Khorne ou de Khaine, ces petits bras ne sont pas d’immenses adversaires, ni de fidèles alliés (même si on sert le mal). Ils peuvent néanmoins représenter une certaine nuisance ou l’occasion de rire un peu en affrontant de malhabiles rejetons des forces obscures.

Peut-être qu’au gré de circonstances particulières, ils pourraient prendre une importance plus grande dans une histoire en raison de leurs penchants et obsessions qui les auraient poussé à aider ou déranger quelque puissant personnage.

Ils pourraient bien aussi devenir les serviteurs d’un puissant mage si ce dernier sait combler l’essentiel de leurs besoins et désirs.

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