PNJ : une liche délicate

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Ah ! Je ris de me voir si belle en ce miroir…

Vraiment : ne parait-elle pas en grande forme pour l’anniversaire de ses cent cinquante ans ?

Une fine érudite

La marquise Daphné de Bellac serait ravie de s’entretenir avec vous à propos de bien des sujets. Fine érudite, elle a passé de nombreuses décennies à étudier toutes sortes de domaines.

Elle vous dirait que ce qu’elle préfère, c’est la connaissance naturelle, la science des animaux et des plantes. Elle pourrait discourir durant des nuits entières à propos de petits lézards ou de gigantesques prédateurs félins. Elle pourrait vous décrire en détail la forme des feuilles de n’importe quel arbre, ou vous expliquer les propriétés de telle ou telle plante médicinale. La marquise est véritablement experte en ces domaines, mais il en est qu’un qu’elle connaît encore mieux, même si elle n’en parle jamais de sa propre initiative.

Il s’agit du domaine des Arts Magiques, et en particulier celui qu’on appelle Nécromancie.

L’obsession d’une mère

Voyez-vous, très jeune, Daphné a compris la plus grande peur de sa mère. Cette dernière passait tout son temps, toute son énergie, à préserver sa jeunesse. Du moins était-ce là son désir, mais rien n’y fit, pas même les crèmes de nuits à base de sang de jeunes vierges.

Daphné comprit alors que ce genre d’affaire ne devait se traiter à la légère et hasard. Elle entreprit ainsi de chercher dans la riche bibliothèque familiale tout ouvrage qui lui permettrait de découvrir les secrets de la Vie et la Mort. Son adolescence fut plongée dans les livres, ceux traitant de la nature mais aussi ceux traitent de concepts mystiques et ésotériques.

Lorsque les livres familiaux n’y suffirent plus, et que Daphné commençait à comprendre bien des choses mais surtout le fait qu’une littérature plus pointue s’imposait, elle chercha elle-même, dans la grande ville voisine, de nouveaux objets d’étude.

Elle se constitua ainsi une réserve privée de livres toujours plus obscurs. Elle sut même obtenir des ouvrages interdits dont la seule possession pouvait justifier l’exil voir la mort au bûcher.

Marquise, et la liberté

Lorsque, par mariage, elle devint marquise et prit place dans une nouvelle demeure, elle prit soin de déménager discrètement ses trésors, et entreprit de donner, auprès de son marquis de mari, une apparence toute innocente à ses recherches.

Elle sut ainsi le persuader de consacrer une pièce de la vaste bâtisse à la création d’un atelier à fards et maquillages, ainsi qu’onguents de santé. Le marquis, après tout, se voyait satisfait d’avoir une femme qui prendrait soin de sa beauté, il n’opposa pas la moindre résistance à cette excentricité.

Il la visitait parfois, au début, dans son antre. Mais Daphné sut se montrer assez ennuyeuse pour que bien vite le marquis se désintéresse complètement de la fabrication de toutes ces poudres et potions. Il ne vint plus jamais la déranger. Aussi, quand elle fit changer les serrures de l’atelier en prétextant qu’elle voulait garder surprise de ses découvertes pour chaque anniversaire du marquis, celui-ci s’en amusa et n’opposa aucune objection.

Daphné était alors prête pour effectuer ses opérations les plus étonnantes et dangereuses. Après avoir accumulé maints grimoires, elle engagea une servante de confiance, Eïla, qui put l’aider à œuvrer tout en gardant le secret autour de ces travaux de plus en plus obscur.

Car en effet, il advint que la marquise ne put plus se contenter de livres et de pendentifs prétendument ensorcelés, et qu’il s’avéra nécessaire de travailler sur de la matière animale et humaine, vivante ou non. Eïla fut d’une assistance précieuse pour ce qui était d’obtenir quelques menus rongeurs, chats ou chiens errants. Les deux femmes parvinrent en outre à s’attacher les services d’un fossoyeur qui leur fournissait parfois quelque membre d’un récent cadavre.

Un début de résultats

Autour de ses trente-trois ans, la marquise commença à réaliser des choses que la nature jugeait impossible.

Elle sut faire bouger les doigts d’une main morte, bien que cela ne dura que quelques secondes.

Elle sut faire rosir la peau d’une noyée, même si là encore l’effet ne fut que temporaire, et après quelques heures l’allure était pire qu’au départ.

Elle sut faire lever un chat qui avait de toute évidence épuisé ses neuf vies. Et ce dernier put marcher de long en large dans l’atelier durant une nuit entière. Il se cognait à loisir contre les meubles, mais cela ne lui procurait aucune gêne. Au petit matin, son corps se réduit peu à peu en une masse de chair informe qu’on donna à manger à un chien à l’agonie. Ce dernier mourut dans l’heure, et ne put être ressuscité.

Ceci et bien d’autres choses encore. Le couronnement de vingt années de lectures avides, et d’une dizaine d’années d’expérimentations diverses et audacieuses.

L’épuisement et la lassitude

Malheureusement, après ces découvertes extraordinaires qui fascinèrent la marquise et son assistante durant trois années, une certaine lassitude prit le dessus. En effet, rien de plus ne semblait se déclencher. Les mêmes petites expériences à demi-réussies, les mêmes échecs sur les sujets véritablement importants…

Il paraissait impossible de faire vivre des insectes ou de petits animaux au-delà de leur espérance de vie habituelle. Aux créatures mortes de vieillesse on pouvait redonner le fluide vital pour quelques heures, une nuit tout au plus, mais cela ne semblait pas vouloir aller plus loin, et à chaque fois la deuxième mort était pire que la première.

La marquise fit une pause dans ses recherches pour se consacrer à l’étude d’autres sciences et à la pratique musicale. Durant cette période elle envoya sa servante Eïla parcourir les villes et villages du pays à la recherche de témoignages concernant les Arts de la Vie et de la Mort. Mais elle-même n’y toucha plus du tout et tenta de ne plus même y penser.

Le charbonnier magicien

Durant deux longues années, Eïla parcourut une large région pour recueillir, au péril de sa vie, des informations sur un savoir interdit. Ayant appris à écrire auprès de sa maîtresse, elle put noter les moindres détails de ses enquêtes sur un livret qu’elle cachait soigneusement. Nombre de ces informations restaient néanmoins insignifiantes, emplies de légendes déjà invalidées par la marquise, ou au contraire si incroyables qu’il n’était même pas utile de songer à obtenir pareils résultats.

Il y avait aussi de nombreuses rumeurs quant à des personnes qu’on put prendre pour des sorciers et sorcières, mais qui s’avéraient n’être rien d’autres que des originaux que la population souhaitait mettre à l’écart pour de futiles raisons.

Il y eut beaucoup de tout cela. Et puis il y eu ce charbonnier.

Cet homme avait en effet pour métier de transformer le bois en charbon. Un métier pénible et peu valorisant. Approchant de ses cinquante ans, tout lui devenait difficile, et ses poumons n’aspiraient qu’à un repos bien mérité.

Or, justement, depuis tout jeune, ce gaillard, nommé Andrei, avait montré des aptitudes bien particulières. Certains affirmaient l’avoir entendu prédire l’avenir, d’autre soigner des moineaux par simple imposition des mains. D’autres encore juraient qu’en sa présence la forêt se voyait parcourue d’une murmure particulier, ou bien que son regard pouvait persuader n’importe qui.

Et pourtant… un charbonnier !

L’on prétendait qu’il était né lors d’une nuit chère aux astrologue, et redoutée par ceux-ci tant ses conséquences pouvait être imprévisibles. Toujours est-il qu’Andrei semblait avoir des capacités hors du commun. Comme il menait une vie simple et ne paraissait pas pratiquer de magie interdite, on le laissa tranquille.

En réalité, même s’il lui fallut bien du temps pour se rendre compte de sa différence, le jeune homme finit par s’intéresser à ce qu’il pouvait voir, faire et ressentir. Cherchant ce qui lui était accessible tout en étant interdit aux autres, il se rendit compte, tout simplement, que le monde ne lui était rien d’autre qu’un livre ouvert, là où tout le reste de ses compagnons avançaient à tâtons, dans une obscurité permanente.

Or, tout ceci lui était si familier, et le cours des choses lui paraissait si logique, inévitable et appréciable, qu’il ne chercha jamais à mettre ses capacités au service d’un quelconque enrichissement. Tout au plus se mit-il à travailler sur quelques préparations à base d’herbes qu’il utilisait pour soigner, et lui, et les autres.

Se rendant bien vite compte qu’en parlant à la nature et à ses outils, il fabriquait de meilleurs tisanes et de plus utiles cataplasmes, il mit au point une série de chansons qui lui servaient à améliorer son travail. Certains l’auraient alors appelé enchanteur, mais cela étant risqué il préféra garder ceci secret.

Un été, il tomba amoureux d’une jeune femme passée dans la région pour quelque fête. Ils se marièrent rapidement et vécurent heureux quelques temps. Jusqu’à la peste.

Non pas l’une de ces gigantesques pestes qui ravagent des empires entiers, une peste plus modeste, déjà oubliée par beaucoup, mais qui tua une personne sur quatre dans ce village et d’autres alentours.

Andrei, malgré ses prodiges, ne put la sauver du trépas. Affligé d’une peine qu’il n’avait jamais connu alors, doublée d’une naïveté qui le poussait à croire que tous les rouages de l’Univers lui paraissaient limpides, il entreprit de lui redonner vie comme l’aurait pu faire un dieu.

Et l’Univers lui donna presque raison. Ce furent trois jours et trois nuits de paroles, de chants, d’incantations et de massages appliqués sur des onguents de sa préparation. Au bout de ce temps, la jeune femme se réveilla.

Leur maison se trouvait un peu à l’écart, et la mort n’avait jamais été annoncée au village, il fut donc facile de faire comme si rien ne s’était passé. Le couple reprit sa petite vie de famille, aidant la communauté jusqu’à la fin de l’épidémie.

Lorsque la santé fut revenue dans la région, on s’étonna tout de même de plus en plus d’une chose. Après la fin et la douleur, nombre de personnes avaient mis un certain temps à recouvrer leur teint de santé. Mais la ressuscitée ne montrait pas de rétablissement visible. Au contraire, sa peau se voyait tendre vers le grisâtre et se tachait un peu plus chaque jour. Pourtant, le couple refusait tout passage de médecin ou d’herboriste, et la femme finit par ne plus sortir.

Des mois passèrent, et la rumeur grandissait. On pensait le charbonnier devenu fou, et cachant chez lui le corps d’une défunte qu’il refusait d’enterrer. On n’osait à peine imaginer le quotidien à l’intérieur de ce petit logis maudit.

Une foule s’amassa devant chez le charbonnier. Les négociations n’allant nulle part, la porte fut enfoncée et les villageois découvrirent avec horreur une morte debout, qui leur faisait face. Des lambeaux de chair putréfiée lui restait au visage et sur le reste du corps. Des vêtements serrés lui permettaient de garder une partie de cette viande autour d’un squelette bien trop visible.

Des qui s’évanouirent, des qui s’enfuirent… Quelques-uns se saisirent de ce qu’ils purent pour fracasser cette ignominie. La défunte termina sa deuxième vie sous les coups de chaises et de pierres qu’on lui infligea sans relâche.

Le charbonnier, qui avait tout d’abord eu un réflexe de protection, s’était fait repousser… Fou de rage et de douleur, il ne put rapidement que constater son impuissance et s’enfuit. On ne le revit plus jamais dans les environs, même s’il y hante toujours les esprits et les contes.

Il voyagea longtemps, et devint charbonnier dans une autre région. C’est là qu’il terminait sa carrière. N’ayant pas eu d’enfants et arrivant au bout de ses forces, il s’imaginait bientôt mourir de faim, ou sous les coups d’une maladie quelconque. Lorsqu’Eïla arriva au village, s’annonçant comme une chroniqueuse de faits notables, il chercha à la rencontrer, et lui raconta tout.

Il s’attendait à être pris pour fou, ou bien à être puni pour sorcellerie, et trouva finalement une oreille attentive. La servante nota jour après jour un peu plus de ce que le charbonnier voulait bien lui expliquer. Payés tous les deux pour cette peine par la marquise, il y eu matière à bien remplir le carnet de voyage d’Eïla.

Cette dernière nota toutes les opérations magiques, chants et recettes, qu’Andrei lui dictait. Tout lui revenait en mémoire facilement, car rien ne lui semblait plus logique que ces préparations. Depuis si longtemps, il faisait de la nécromancie sans le savoir. Il était aussi un vrai guérisseur, toutefois, et en cela il se singularisait nettement des sorciers dont Eïla avait entendu parler jusque là.

La servante, ayant terminé, donna un dernier pécule à l’homme abîmé. Ne désirant point de concurrence, elle ne lui proposa pas de rejoindre l’atelier de la marquise, mais lui conseilla de s’en aller devenir herboriste dans quelque grande ville où son talent serait reconnu. Andrei n’avait pas l’air de vouloir quitter sa forêt, affirmant que seuls les murmures de la nature l’empêchaient de devenir tout à fait fou après ces épreuves. Il promit tout de même d’y réfléchir.

Eïla retourna voir sa maîtresse, ravie d’avoir pu enfin obtenir quelque chose d’utile et prometteur.

De nouvelles pistes

Comme c’était à prévoir, la marquise fut fort enjouée devant ces découvertes, et entreprit aussitôt d’exécuter avec sa servante ces nouveaux procédés.

Les résultats ne furent pas immédiats, loin de là. Elles finirent par quitter leur atelier pour exécuter des opérations en pleine forêt, puisque cette influence importait pour le charbonnier. L’amélioration fut à peine perceptible. En fait, les pommades, huiles et mélanges d’herbes se montraient bel et bien meilleurs que ceux utilisés jusqu’à présent, et la marquise put même les perfectionner en y additionnant son propre savoir… Mais pour ce qui est des litanies et rituels, rien n’y faisait.

Ainsi, la capacité du duo à préserver les chairs ou à les revigorer quelque peu s’était accrue, mais il restait toujours impossible de donner vie à une créature morte de manière durable. Le charbonnier, lui, y était parvenu ! Il suffisait de retrouver cette piste et de perfectionner ensuite la préservation des chairs… et alors enfin se révèlerait le secret de la vie éternelle !

De longues journées de réflexion permirent à la marquise d’aboutir à une conclusion : c’était le charbonnier lui-même qui était devenu l’outil de sa magie, et les mots qu’ils prononçaient n’avaient pas tant d’importance, tant que lui les prononçait. Sa relation au Monde et à la Nature faisaient tout.

Aller le chercher pour l’engager n’avait guère de sens. Daphné vouloir posséder le pouvoir, et non quelqu’un qui aurait ce pouvoir.

Elle ne vit qu’une solution.

Un long pèlerinage

Prétextant une visite à un lointain aïeul richissime et sur le point de la faire hériter, la marquise prit congés de son mari, et emmena sa servante avec elle.

Rejetant tout confort, Daphné et Eïla dormirent dans d’innombrables forêts, près de somptueux lacs et dans d’obscures grottes. Pour une marquise, le changement était radical, mais la volonté de puissance lui autorisait tout sacrifice.

Des prières accompagnaient de longues méditations sur les éléments. L’étude de quelques textes emportés accompagnait pour sa part une prise de notes exhaustive sur tout ce qui était de nature à faire avancer sur la voie de la Nature.

Certaines plantes médicinales parmi les plus loquaces aidèrent, certaines nuits, les deux femmes à communiquer avec des esprits oubliés et des animaux sensibles. Elles explorèrent les moindres recoins de leurs esprits respectifs, les moins replis de leurs corps, les moindres craintes qu’elles eussent pu enfouir au fond d’elles.

Eïla gagnait en sérénité quant à son existence passée et présente, mais traversait toutefois de nombreuses crises de doute quant à l’avenir de ses liens avec la marquise. Elles étaient désormais si proche qu’un retour chez le marquis paraissait impossible, ou terriblement douloureux.

Daphné gagnait en impatience. Elle développait pourtant une véritable sensibilité au langage de la nature et de l’univers. Mais ce n’était jamais assez. Elle entreprit de travailler ses rites en rêves, car elle contrôlait ces derniers désormais.

L’incroyable

Cela dura plusieurs mois.

Puis un rêve particulièrement frappant marqua Daphné. Elle sut quoi faire.

Elle trouva une forêt propice et prépara tout le rituel avec sa servante. Elles commencèrent à la tombée de la nuit et alors que la lune avait parcouru la moitié de sa course, la marquise frappa Eïla et remplaça le cadavre de biche par le corps évanoui de l’assistante.

Daphné procéda à un lent meurtre qui se termina en une mort suivi presque immédiatement par une résurrection.

Eïla avait vécu, avait péri, vivait à nouveau. Autrement.

Elle ne pouvait plus parler, mais obéissait à des ordres simples. Elle se mouvait avec peine, mais elle se mouvait tout de même !

Dans les jours qui suivirent, la marquise se promena avec de plus en plus d’audace dans des lieux habités. La servante était en tenue monastique, en capuche et difficile à bien observer. Cela semblait suffire.

Les deux femmes rentrèrent au logis luxueux. Sur la route, il fut évident que la décomposition n’était pas stoppée, simplement ralentie. On prétexta auprès du marquis que la servante souffrait d’une maladie de peau non contagieuse, et qu’il était justement de bon ton d’y trouver un remède.

Le mari de Daphné ne goûta pas beaucoup cette explication mais l’accepta, fort occupé par ailleurs. Déçu de ne pas voir arriver l’héritage promis, il se remit à travailler la séduction d’un seigneur voisin et richissime.

La consécration

D’autres expériences, d’autres rêves, permirent à la marquise d’aboutir, des années plus tard, à la certitude qu’elle pourrait bel et bien obtenir la jeunesse éternelle.

Entre temps, n’ayant pas donné d’enfant à son mari, elle désigna une servante qui concevrait une descendance pour la famille. Deux enfants naquirent, un garçon et une fille. Puis le marquis mourut d’une maladie foudroyante, durant un hiver rigoureux.

Daphné se séparé des enfants qui n’obtinrent aucun héritage, et profita de sa relative fortune pour mettre en place un commerce d’onguents précieux. Une marquise artisane ne faisait pas bonne impression, aussi utilisa-t-elle le nom d’une servante pour vendre sa marchandise. Le succès fut rapide, car les produits se montraient très efficaces en différents endroits : prévenir la chute des cheveux ou aider à leur repousser, ralentir la pousse de poils disgracieux, maintenir un peau souple et tendre, etc.

Un jour, les serviteurs la maisonnée n’eurent plus le droit de voir leur maîtresse. Celle-ci, dont la voix était devenue tout à coup chevrotante et lugubre, donnait ses ordres à travers la porte de son grand atelier et fit aménager différentes ouvertures dont elle maîtrisait l’usage.

Elle acceptait les repas, mais on constata bien vite qu’elle se contentait de les jeter par la fenêtre dans quelque buisson en contrebas.

Des dizaines d’années s’écoulèrent ainsi, dans une danse de plus en plus millimétrée séparant la marquise de sa maisonnée.

On dit qu’à ce jour, elle réside toujours dans ce laboratoire secret, avec sa servante, et que nul autre que ces deux femmes n’y ont posé le moindre regard.

On dit aussi qu’un nouvel herboriste incroyable s’est installé dans une grande cité à quelques semaines de là. Un très vieil homme sans âge. Il paraît que si on lui passe ses excentricités et qu’on a assez de patience pour l’entendre terminer ses conseils, on peut obtenir chez lui de quoi soigner n’importe quelle affliction. Pourquoi certains s’abaissent-ils à le critiquer pour les prétendus effets secondaires de ses médecines ?


Notes pour Warhammer

Tant que ça n’arrive pas trop près d’Altdorf et de son administration un peu plus présente, il paraît tout à fait possible dans n’importe quelle région d’intégrer un tel personnage.

Bien sûr, surtout si l’on conserve le nom proposé, cette liche convient aussi parfaitement à une aventure qui se déroulerait en Bretonnie (on peut aussi considérer qu’elle est d’origine bretonnienne mais a épousé un noble de l’Empire).

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