Du fond des enfers

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Après avoir abandonné Twee2 et découvert Tweego, j’avais commencé dès février à travailler sur un jeu dessus.

Dans les deux cas, je m’étais basé sur des nouvelles écrites précédemment. J’étais parti pour twee2 sur une adaptation des Colocs de l’Espace Profond, mais non seulement twee2 a fini par être laissé de côté (pour des questions d’accents entre autres) mais en plus l’histoire prévue, sans être dantesque, promettait d’être un peu trop longue pour un premier essai.

En partant sur Tweego j’ai donc pris le parti d’adapter une nouvelle plus courte, à savoir celle de Kublob, le démon gobelin. Une petite tranche de vie inspirée de tout ce qui est med-fan humoristique, et en particulier du jeu Dungeon Keeper.

Après avoir rapidement découpé la nouvelle pour jeter les bases des premiers paragraphes, j’ai pris plusieurs jours (semaines ?) à établir une base de code la plus saine et la plus extensible possible. En tâchant de prévoir de futures traductions dans différentes langues.

En parallèle, bien sûr, je profitais de quelques matinées d’écriture (souvent dans le cadre d’un Meetup où on se réunit juste pour écrire en mode « concentrés » mais sans les exercices d’un atelier d’écriture) pour prévoir les embranchements, les ajouts à l’histoire, les variables permettant d’aboutir à différentes fins, etc.

Pour les aspects techniques, j’ai pu souvent avoir de l’aide auprès de MadExile, Chapel ou Mia sur le forum Discord dédié à Twine. Mais certains aspects de la gestion de la localisation ont fini par me rendre dingue. J’en avais laissé tombé l’ensemble…

M’enfin ! Comme ce serait dommage d’abandonner ça, je m’y suis remis cette semaine, et j’ai pris la décision aujourd’hui de laisser tomber le côté multi-langues pour faire une version uniquement en français. Ce sera bien suffisant, l’idée étant avant tout de prendre en main Tweego pour réaliser des fictions hypertextes d’envergure de plus en plus audacieuse… Ici on commence donc sur un jeu assez petit (qui ne devrait pas dépasser les 20 à 30.000 mots, j’en suis à un peu plus de 10.000), et pour la suite, ma foi, qui vivra verra.

Vu que pour l’instant mes seuls jeux Twine ont été réalisés à titre d’exemples pour la Partim 500, ils sont rikiki (500 mots) et ça ne me renseigne pas beaucoup sur ma capacité à travailler avec ces outils sur le long terme.

Bientôt ici, donc, quelques infos sur la création de ce jeu textuel à base de démon gardien de donjon !

En attendant,
Do What Thou Wilt!
Feldo

 

Twine ! Tweego, mon amour !

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Si vous ne connaissez pas Twine, j’ai écrit une petite présentation  à son sujet qui est disponible sur le site francophone consacré aux fictions interactives.

Et pour tester immédiatement, vous pouvez jouer à quelques petites aventures de 500 mots réalisées récemment pour la game jam online « partim 500 » : cliquez ici pour la liste des jeux.

Or, donc…

J’avais prévu il y a quelques mois de réaliser une série de vidéos « making of » pour suivre la création, dans Twine, d’une aventure que je préparais.

La première vidéo, je l’avais enregistrée trois fois à quelques jours d’intervalle. Tout simplement parce que je n’arrêtais pas de changer de format d’histoire (Twine propose principalement Harlowe, Sugarcube et Snowman).

J’étais d’abord parti sur Harlowe parce que c’est le format standard, puis sur Snowman parce qu’il promet une liberté totale (au prix du coup d’une nécessité de faire plein de choses soi-même), avant de basculer vers Sugarcube parce qu’il est très populaire et propose des tas de macros sympas.

Mais j’avais aussi basculé brièvement de Twine 2 vers Twine 1.4.2 pour je ne sais plus quelle raison. Certains studios (comme celui derrière le jeu Somewhere) s’en servent encore parce que le 2 n’est pas une progression dans tous les domaines.

Enfin, même si l’interface de Twine permettant de manipuler graphiquement l’arborescence de l’histoire a des tas d’avantages, je trouvais aussi que ça devenait vite compliqué à gérer sur une histoire un peu grosse. Et puis j’étais juste pas fan du fait d’avoir à cliquer sur de petits carrés pour

Bref, je m’arrachais les cheveux. Et même si au final une combinaison Twine 2 / Sugarcube a fini par me paraître préférable, ça ne me permettait toujours pas de réaliser facilement ce que je voulais pour l’aventure en question.

J’ai laissé Twine de côté un moment pour fouiner côté Ink / Unity (duo très intéressant, il n’y a qu’à voir l’excellent jeu 80 DAYS).

Et puis…

Continuer la lecture de « Twine ! Tweego, mon amour ! »

Il y a 100 ans… Guynemer.

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Guynemer et son « Vieux Charles »

Le 11 septembre est funeste à bien des égards, mais aujourd’hui, on peut se rappeler qu’il y a cent ans, le 11 septembre 1917, disparaissait Georges Guynemer, gringalet mort au combat alors qu’il participait aux débuts de la guerre aérienne.

Je lis en ce moment sa biographie par Jules Roy, intitulée « Guynemer, l’ange de la mort ». Je dois avouer avoir un petit faible pour les vieux coucous, et j’ai un peu tâté de Rise of Flight fût un temps (une superbe simulation de pilotage de biplans !). Depuis deux ans je réfléchis à la façon d’utiliser ce thème dans une fiction interactive ou un Livre Dont Vous Êtes Le Héros (LDVELH comme on écrit avec le plus horrible des abrégés). Et bien, ma foi, récemment j’ai pas mal avancé dans ma réflexion et ça pourrait s’envisager.

Entre temps je joue à des jeux de société / plateau sur ce thème : Wings of War (dont il me manque des extensions mais j’ai de quoi m’amuser) surtout. Mais j’ai d’autres choses en stock, dont Blue Max qui a l’air vraiment bien et que j’ai hâte de tester !

Au revoir Vieux Charles !
Feldo

Partim 500 : la game jam des fictions interactives courtes

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Peut-être connaissez-vous la Twiny Jam, une jam organisée par Porpentine qui propose aux participant.e.s d’écrire une fiction interactive textuelle (et plutôt orientée Twine ou autres outils du genre, en hypertexte) dans une limite de 300 mots.

J’aime beaucoup le concept, mais comme je n’aime pas beaucoup écrire en anglais, je me suis dit qu’un équivalent francophone nous ferait du bien. Et puis comme ça n’existait pas, je me suis dit qu’il fallait que je me bouge le bouboule et que je l’organise.

C’est chose faite avec le Partim 500 !

La limite est montée à 500 mots, donc. D’une part parce que le français est un peu plus verbeux que l’anglais (pas de là à dire que 300 mots en EN méritent 500 mots en FR, non), mais aussi, parce que, bon… le but est d’inciter les gens à participer facilement. Avec peu de mots, on n’a pas trop l’excuse du « Ouh la la j’aurai jamais le temps d’écrire un roman interactif » mais lorsque le maximum autorisé est trooop bas, ça peut redevenir intimidant.

Alors, oui, certes, j’ai déjà eu beaucoup de remarques du type « mais heuuu 500 mots c’est trop peuuuu ». Je comprends =) Mais nous allons conserver cette limite qui me semble être intéressante. Cela va avec le fait que la jam dure une semaine. Même avec un emploi du temps chargé, à peu près n’importe qui pourra faire une petite aventure de 500 mots, que ce soit le soir, durant le week-end, ou entre midi et deux au taf ! Ces 500 mots permettent à chacun d’être assuré qu’il n’y aura personne pour pondre un mini roman sur la même période.
ET j’ajouterais que ces 500 mots obligent tout de même souvent à tenter de nouvelles formes de narration ou de description. C’est aussi un intérêt de ce type de compétition… allons vers l’expérimental ! Voyez ça comme un équivalent des concours de court métrage 😉

Il y aura en outre à chaque fois un thème comme point de départ. Cette année, il s’agit du mot « Déraison ». Voyons-le comme un moyen de s’assurer que personne n’aura bossé sur sa fiction avant le début de la jam, et comme un moyen de stimuler notre créativité, rien de plus. Si le respect du thème est un peu tiré par les cheveux, ça ne posera pas de souci…

Si vous voulez participer, il vous reste jusqu’au dimanche 18 décembre 2016 pour proposer votre jeu. Oui, oui, vous avez encore largement le temps !

Plus d’infos par ici :
http://partim500.jeuvideal.fr/

 

Il y a dix ans : La Cité des Eaux

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Dix ans déjà !

Il y a 10 ans, je participais pour la deuxième fois au concours annuel de fiction interactive francophone. Ce concours a toujours lieu, pour cette année ça se passe par là : http://ifiction.free.fr/index.php?id=concours&date=2017

Or, donc, en octobre 2006, je proposais un jeu intitulé « La Cité des Eaux ». Il s’agit, comme les autres jeux du concours, d’une aventure purement textuelle, à la manière des jeux Infocom des années 80.

On peut trouver quelques informations supplémentaires ainsi que les fichiers permettant d’y jouer sur l’ifdb (l’équivalent de l’imdb pour les fictions interactives ;)) :
http://ifdb.tads.org/viewgame?id=62mz3wh4rpn1ef27

Il faut savoir qu’en règle générale, ces jeux se présentent sous la forme de fichiers « .z5 » que l’on charge depuis un interpréteur comme Gargoyle, Frotz ou le plus récent lectrote.

Rappelons aussi que ces jeux peuvent être un peu déroutants si l’on a toujours joué à des jeux modernes ! Vous pourrez trouver un peu d’aider à cette adresse :
http://ifiction.free.fr/index.php?id=aide
(on y trouve entre autres des pdf rappelant l’essentiel des verbes utilisables dans ces jeux)

Mais alors, la Cité des Eaux, c’était quoi ?
Une aventure post-apocalyptique, dans laquelle vous prenez le contrôle d’un homme décidé à mener à bien une mission. Lui sait ce qu’il a à faire, mais vous, non ! C’est au joueur de le découvrir au fur et à mesure de jeu. Traditionnellement, les fictions interactives sont des jeux à « énigmes » ou « puzzles ». Ici, il n’y en a pas trop, et le plus dur est en fait au tout début du jeu. Ensuite c’est assez simple et court, l’intérêt principal du jeu résidant dans les différentes fins qu’on peut obtenir suivant le chemin qu’on a emprunté.

J’avais donné à l’époque une interview écrite pour le journal SPAG, consacré aux fictions interactives :
http://www.spagmag.org/archives/backissues/spag47.html

Tout ça pour dire… N’Y JOUEZ PAS !!
Héhé ! Disons que… ma foi, d’un point de vue historique, si l’on veut voir à quoi ressemblait la renaissance du genre en France dans les années 2000, ça peut avoir un intérêt. Le jeu Filaments, par JB (qui se fait aujourd’hui appeler FibreTigre), était le premier de ce renouveau, en 2003. Notre petite communauté était à cette époque en ébullition, et c’est en 2005 que nous avons lancé le concours annuel qui a permis depuis à de nombreux jeux d’exister.

Mais voilà, de nombreux jeux de ce genre manquent de finitions, et en ce qui concerne « La Cité des Eaux », je ne chercherai à le proposer à de nouveaux joueurs qu’après l’avoir amélioré. Tâche qui est en cours depuis, heu… 10 ans 😉

Je reparlerai de ces sujets sur le blog, et peut-être en vidéo. En attendant, n’hésitez pas à me faire savoir si vous avez joué à des jeux du genre, ça m’intéresse !